C’est quoi l’acupuncture ?

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Du picotement à la relaxation profonde

En général, l’effet d’un traitement d’acupuncture est relaxant. Même si les aiguilles sont, à première vue, peu invitantes, elles font rarement mal. Elles sont à peine 3 fois plus grosses qu’un cheveu et ont été conçues pour s’insérer dans la peau sans résistance. Habituellement, l’acupuncteur utilise de 1 à 15 aiguilles, qu’il laisse sur différents points pendant 15 à 40 minutes, selon le problème à traiter. On compare la sensation causée par l’aiguille à une piqûre de moustique. Mais il arrive qu’elle soit plus prononcée, allant du picotement léger à l’engourdissement, voire à une décharge électrique. Généralement, ces sensations ne durent toutefois que le temps de l’insertion de l’aiguille. D’ailleurs, certaines personnes s’endorment durant la séance !

Il n’y a pas que les aiguilles pour accroître les effets du traitement, les acupuncteurs peuvent recourir à des procédés complémentaires. Ils peuvent, par exemple, imprimer des mouvements de rotation aux aiguilles pour amplifier la stimulation.

  • La moxibustion consiste à appliquer, sur les aiguilles ou au-dessus des points d’acupuncture, de la chaleur dégagée par la combustion d’un cône ou d’un bâtonnet de moxa (d’armoise), une herbe séchée.
  • Les Ba Guan Zi sont des ventouses que l’on fixe sur un point ou que l’on fait glisser le long d’un méridien.
  • Le Pi Fu Zhen, nommé aussi fleur de prunier, ressemble à un petit marteau doté d’aiguilles avec lequel on frappe légèrement la surface de la peau.
  • L’électrostimulation permet d’appliquer un léger courant électrique aux aiguilles. Elle est souvent utilisée pour combattre la douleur. Mais on y a également recours quand on veut obtenir une stimulation plus forte que celle obtenue par la simple manipulation des aiguilles.

Il existe différentes écoles de pensée en acupuncture. Les Coréens, par exemple, insèrent les aiguilles uniquement aux mains et aux pieds, tandis que d’autres acupuncteurs les implantent seulement dans les oreilles, particulièrement lorsqu’il s’agit de traiter des troubles de dépendance. Au Japon, l’approche traditionnelle consiste à stimuler les points énergétiques davantage par le toucher (acupression) qu’avec les aiguilles. La pratique est en constante évolution et de nouveaux styles émergent régulièrement.

Si la vue d’une aiguille vous donne le vertige, l’acupuncture au laser (qui utilise de légers rayons laser dirigés avec précision) pourrait constituer une solution de rechange intéressante. Cette technique est particulièrement utilisée auprès des personnes dont le traitement exige une stimulation prolongée et auprès des enfants.

Un long parcours vers l’Occident

La médecine chinoise aurait vu le jour il y a 6 000 ans. Ce sont les Jésuites qui, les premiers, ont ramené de Chine des écrits sur l’acupuncture à la fin du XVII siècle. Au début du XIX siècle, en France, de grands noms de la médecine s’y intéressèrent. C’est toutefois sous l’impulsion de Georges Soulié de Morant (1878-1955), consul de France à Pékin pendant plus de 12 ans, que l’acupuncture prit un essor considérable en Europe à partir des années 1920.

Au Québec, l’acupuncture a graduellement été introduite par l’intermédiaire de praticiens européens. Elle y est une profession officiellement reconnue depuis 1985. Aux États-Unis ce n’est qu’en 1972 que l’approche a retenu l’attention du public à la suite du voyage historique du président Nixon en Chine. En 1997, l’acupuncture a été officiellement reconnue comme une option thérapeutique sécuritaire et efficace dans le traitement de certaines affections lors d’une conférence organisée par les National Institutes of Health américains.

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